Tortures at viols commis par la police.

Bienvenue dans la seizième édition de la newsletter de la communauté “Bélarusses à Paris”.

Dans cette édition:

Au cours de la conférence de presse, le mardi 1er décembre, la leader de l'opposition bélarusse, Svetlana Tikhanovskaïa, et le chef de la gestion nationale anti-crise, Pavel Latushka, ont annoncé le lancement d'une nouvelle initiative : le registre unifié des crimes (UCRB).

Grâce à cette plateforme, les victimes de violations de la loi et les témoins des fraudes électorales au Bélarus pourront transmettre des renseignements sur les crimes commis et leurs auteurs.

Le registre unifié des crimes consignera les crimes et les suspects et sera exploité par le Tribunal populaire annoncé par M. Tikhanovskaïa il y a trois semaines. L'objectif principal du registre consiste à:


En parallèle :

L’émergence de nouvelles preuves horrifiantes des crimes commis par la police bélarusse. Le journal suédois ETC a publié cette semaine l'histoire d'une manifestante bélarusse qui avait été violée à coups de matraque par la police anti-émeute.

"J'ai cru que j'allais mourir. J'avais l'impression que les choses qu'ils me faisaient allaient me tuer, personne ne peut survivre à ça. Ce n’était pas des hommes mais des machines",

a-t-elle déclaré aux journalistes. "Ils ne seront pas capables de m'identifier. Je suis loin d'être la seule femme à avoir été violée par des OMON ou même par la police régulière. Ceux qui s'en sont pris à moi avaient déjà fait la même chose auparavant", a-t-elle ajouté.



Les blessures que la victime présente sont normalement observées chez des femmes originaires des zones de conflit où le recours à la violence sexuelle sert à terroriser les civils, par exemple en République démocratique du Congo, a expliqué le gynécologue spécialisé dans la reconstruction des organes génitaux endommagés consulté par les journalistes suédois.

Aujourd'hui :

The Economist a appelé la communauté internationale à cesser d'ignorer les actes de torture récurrents au Belarus.

"De tels abus dans un pays aux abords de l'Union européenne entachent sérieusement la réputation de tout le continent. Néanmoins, la réponse des principaux États membres de l'UE a été faible",

écrit l'un des principaux quotidiens internationaux.

"Cependant, les pays européens pourraient et devraient prendre quelques mesures communes aussi simples soient-elles. Pour commencer, ils devraient

suggère The Economist.


"La violence ne résulte pas des agissements d’agences abstraites, mais de vraies personnes qui les servent en cachant leurs visages sous des cagoules. Ces agences devraient être désignées pour ce qu'elles sont : les machines de la terreur."

"Les gouvernements occidentaux devraient s'inspirer des exemples polonais et lituanien et entamer la collecte des preuves et la mise en place des enquêtes sur les crimes contre l'humanité. Dans les cas de torture, c’est le principe de la compétence universelle qui doit s’appliquer. Défendre les droits humains au Bélarus n'est pas une ingérence. C'est le devoir de tout pays qui se respecte", conclut The Economist.

L’article est accompagné d'une interview exclusive de Mme Tikhanovskaïa.

J-10 avant l’inauguration de notre exposition de l'art bélarusse engagé. Elle se tiendra du 15 au 27 décembre dans la résidence artistique située au 59 rue de Rivoli à Paris.

Suivez-nous sur Facebook et Instagram pour en savoir plus sur les événements programmés au cours de l'exposition. Vous pouvez consulter ici la page web de l'exposition.

Parmi les artistes exposés : Anastasia Rydlevskaya qui, en réaction à la violence des répressions policières, tient depuis le mois d’août un "journal émotionnel".

“Galvanisé par l’essoufflement des manifestations, l’autocrate bélarusse Loukachenko intensifie la répression”, écrit Le Journal de Dimanche.

“Pour la première fois, le président bélarusse contesté par la rue s'est dit prêt à quitter le pouvoir dès l'adoption d'une nouvelle constitution. Bluff ?”, demande Le Point.

“La mobilisation des femmes et des hommes du Bélarus se poursuit". L’entretien avec Alice Syrakvash, co-présidente de l’association “Communauté des Bélarusses à Paris”, par la rédaction de la Gauche Democratique et Sociale.

Cette newsletter a été réalisée par Alisa Syrakvash et Lena Zerka. Le design graphique a été exécuté par Fiodar Kuleunich. N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez contribuer ou soutenir notre association !

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