Les Etats-Unis et l'Espagne soutiennent l'opposition bélarusse

Bienvenue dans la vingt-deuxième édition de la newsletter de la communauté “Bélarusses à Paris”.

Dans cette édition :

La grande nouvelle de cette semaine :

Le président américain Donald Trump a signé, lundi, la loi sur le budget fédéral américain, qui comprend la loi sur la démocratie, les droits humains et la souveraineté du Belarus.

Qu'est-ce que cela implique ?

Que devrait-il se passer maintenant ? A moins que quelque chose d'extraordinaire ne se produise, un ambassadeur américain devrait, selon les experts, se rendre à Minsk sous peu. On ne sait pas encore comment la délicate question de la présentation des lettres de créance au chef de l'État sera résolue. Après tout, les États-Unis ne reconnaissent pas Alexandre Loukachenko en tant que dirigeant du Bélarus élu légitimement.

Il y a de grandes attentes concernant le leadership américain sur le Belarus sous le président Joe Biden,

a confirmé Svetlana Tikhanovskaïa dans son interview pour The Atlantic. Dans le même temps, il est important de constater le consensus sur cette question entre les partis  aux États-Unis, malgré de nombreux désaccords entre les démocrates et les républicains dans l'Amérique d'aujourd'hui.

Sur le plan diplomatique également :

Svetlana Tikhanovskaïa s'est rendue à Madrid la semaine dernière.


Source : Ministère des affaires étrangères espagnol.

Au cours de sa visite, elle a rencontré Arancha Gonzalez (ministre des affaires étrangères), Maria Fernandez de la Vega (présidente du Conseil d'État), Javier Solana (ancien secrétaire général de l'OTAN) et des membres de la commission des affaires étrangères du Congrès des députés. Elle s'est entretenue avec les experts de la politique étrangère espagnole à l'Institut Elcano, et a donné une interview au quotidien El Pais. Enfin, elle s'est également entretenue par téléphone avec le Premier ministre Pedro Sanchez.

L'Espagne ne reconnaît pas Loukachenko et les résultats officiels de l'élection présidentielle de cette année. Le gouvernement espagnol travaille sur un plan de soutien à la société civile, aux médias, aux étudiants et à ceux qui ont souffert de la violence et de la torture au Bélarus. Il a également promis d'aider le mouvement démocratique bélarusse à se préparer à la transition du pouvoir.

L'Espagne est le dixième pays européen (après l'Allemagne, l'Autriche, le Danemark, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, les Pays-Bas, la Pologne et la Suède) que le chef de l'opposition bélarusse a visité au cours des quatre derniers mois. Durant cette période, elle a également rencontré 13 dirigeants nationaux ou chefs d'État (dont Emmanuel Macron, lors de sa visite en Lituanie) et établi des contacts politiques et diplomatiques avec 23 pays dans le monde.

Il est frappant de constater que la France ne figure ni parmi les pays qui ont déjà accueilli Mme Tikhanovskaïa, ni parmi ceux où elle envisage de se rendre prochainement.

Pendant ce temps, au Belarus :

Le dimanche 27 décembre, des manifestations ont traditionnellement eu lieu dans le pays. Le Centre de la défense  des droits de l'homme "Viasna"  signale des détentions dans différentes régions, mais en nombre limité.

Les Bélarusses se sont montrés très créatifs dans leurs activités protestataires : lâché dans le ciel d’une multitude de ballons blancs et rouges représentant les couleurs du drapeau national, des affiches portant les inscriptions : "Nous sommes ensemble ! Nous sommes nombreux", "Les nôtres gagneront", "Nous y croyons ! Nous le pouvons ! Nous gagnerons", "Il y a une vérité pour tous" ont été accrochées aux arbres aux abords de la capitale. Un cavalier vêtu de rouge sur un cheval blanc a galopé le long de l'avenue principale de Minsk. De nombreuses guirlandes de Noël blanc-rouge-blanc et des flocons de neige dans les couleurs traditionnelles de protestation collés sur les vitres ornent les fenêtres de Minsk.



Et enfin :

La pression sur les journalistes persiste au Belarus. Le 22 décembre dernier, la fondatrice du Press Club, Yulia Slutskaia, et quelques-uns de ses employés ont été arrêtés. Leurs domiciles ont été perquisitionnées. Yulia et ses collègues ont été  accusés d'évasion fiscale.

L'organisation internationale Reporters sans frontières a déclaré le Bélarus le pays le plus dangereux d'Europe pour les journalistes en 2020 et a donné 15 recommandations pour mettre fin à cette répression sans précédent.

Le collectif théâtral Franco-Bélarusse a présenté le 28 décembre sa première lecture du projet "Bélarus 23.34", un texte comprenant des témoignages des Bélarusses engagés dans la protestation et des poèmes d’auteurs contemporains. Plongez dans l'univers de lutte, d'espoir, de joie et de douleur des Bélarusses pour comprendre et ressentir les raisons de cette lutte, pour s'en inspirer, pour compatir!



L’exposition Belarus.Protest.Art s'est achevée avec succès dans la résidence artistique située au 59 rue de Rivoli à Paris. Les œuvres de 42 artistes bélarusses y ont été exposées entre le 15 et le 27 décembre.

Merci à vous tous d’avoir visité l’exposition et d'avoir soutenu cette initiative !

Vous pouvez revivre avec nous les événements les plus remarquables qui ont eu lieu dans le cadre de l'exposition :

Pour ceux qui n'ont pas réussi à visiter l'exposition ou qui souhaitent la revoir, nous publierons bientôt une visite en vidéo. Suivez nos annonces !

Seize ambassades du Bélarus libre ont été créées afin de servir de relais international à la contestation anti-Loukachenko, y compris à Paris. Plus d'informations dans Libération.

Le Bélarus, un allié de Moscou dans l’escarcelle d’Ankara, article d’Ariane Bonzon dans Le Monde Diplomatique.

Il  n’y a pas si longtemps, le Bélarus rimait avec champs de pommes de terre et tracteurs. Cependant, en un peu plus de dix ans, le régime a réussi à créer un miracle technologique, qui commence à se retourner contre lui. Plus d'informations dans Le Courrier International.

Cette newsletter a été réalisée par Alisa Syrakvash et Lena Zerka. Le design graphique est l’œuvre de Fiodar Kuleunich. N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez contribuer ou soutenir notre association !

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