Le Bélarus : Le Drian prend la parole.

Bienvenue dans la vingt-sixième édition de la newsletter de la communauté des Bélarusses à Paris.

Dans cette édition :      

Svetlana Tikhanovskaïa a pris la parole au cours d’un événement en ligne organisé par le Conseil Européen des Relations Internationales (ECFR) en présence du ministre des affaires étrangères français (Jean-Yves Le Drian) ainsi que de ses homologues polonais (Zbigniew Rau), lituanien (Gabrielius Landsbergis), et roumain (Bogdan Aurescu).

Elle a appelé la communauté internationale à augmenter son soutien pour le Bélarus.

Par exemple :




Jean-Yves Le Drian
, pour sa part, a souligné le fait que la France ne reconnaît pas la légitimité de Loukachenko et qu'elle soutient pleinement les aspirations démocratiques du peuple bélarusse. Paris reconnaît également la nécessité de maintenir une forte pression sur les autorités bélarusses. Dans le même temps,

la France estime qu'un "engagement vigilant" avec Minsk est nécessaire

afin de "favoriser un dialogue inclusif entre les Bélarusses"; une approche qui est cependant critiquée par plusieurs autres capitales européennes, tout comme la décision de la France de nommer un nouvel ambassadeur à Minsk.

Des mots forts ont été prononcés par le ministre lituanien des affaires étrangères, Gabrielius Landsbergis. Selon lui, les protestations bélarusses montrent que la recherche de la liberté et de la dignité est éternelle ; et elles devraient aider le monde entier à retrouver l'espoir dans la démocratie. Mais cela ne suffit pas : il faut aussi que justice soit faite, a-t-il dit. Il a mentionné une enquête ouverte par les procureurs lituaniens à l'encontre des fonctionnaires bélarusses et a encouragé les autres pays de l'UE à suivre cet exemple.

Vous pouvez suivre l'événement dans son intégralité sur YouTube, y compris la discussion avec Franak Viačorka (conseiller de Svetlana Tikhanovskaïa), Lawrence Meredith (directeur pour le voisinage oriental de l'UE à la Commission Europeenne), Marcin Przydacz (sous-secrétaire d'État dans le ministère des affaires étrangères de Pologne), Dan Neculăescu (secrétaire d'État dans le ministère des affaires étrangères de Roumanie), et Mantas Adomėnas (vice-ministre des affaires étrangères de Lituanie).

En attendant :

Il y a 31 nouveaux prisonniers politiques au Bélarus,

selon le centre des droits de l'homme "Viasna", ce qui porte le nombre total à 220. Les manifestants sont condamnés à des peines excessivement sévères et disproportionnées par rapport à l'infraction. Le suivi des audiences du tribunal révèle également des violations des principes d'un procès équitable, notamment la présomption d'innocence et l'égalité devant le tribunal.

Nous encourageons vivement les personnalités politiques français à se joindre à une nouvelle initiative internationale, #WeStandBYyou, dans laquelle des parlementaires de toute l'Europe deviennent parrains de prisonniers politiques bélarusses.

Frédéric Petit est la première personnalité française à se joindre à cette initiative :



Si vous êtes un parlementaire français et que vous souhaitez vous joindre à cette initiative, veuillez contacter belarusenfrance@gmail.com

Et enfin :

Un nouveau rapport d'Amnesty International révèle comment les autorités bélarusses ont armé le système judiciaire pour punir les victimes de la torture plutôt que les auteurs, dans le cadre d'une répression généralisée et brutale de la dissidence au lendemain des manifestations post-électorales. L'organisation a qualifié de "désespérée" la quête de justice au Bélarus, et a appelé la communauté internationale à agir activement pour rendre justice aux victimes et obliger les auteurs de ces actes à rendre des comptes.

En signe de protestation contre la détention arbitraire, l'un des détenus, Oleg Zaiats, a commencé la semaine dernière la grève de la faim sèche. Oleg est handicapé, il ne se déplace qu'avec un bâton, sa santé est faible. Il a été arrêté le 23 janvier près de sa maison, pratiquement dans la forêt. Il a été condamné à 25 jours de détention pour une manifestation qui n'a pas eu lieu, ainsi que pour avoir refusé d'enregistrer une vidéo de regrets pour la vidéo officielle de la propagande.

Samedi dernier, nous avons manifesté à Paris pour soutenir Ihar Losik, qui a fait la grève de la faim pendant 42 jours. Un représentant de la mairie, Jean-Luc Romero, a participé à la manifestation pour rappeler le soutien d’Anne Hidalgo aux combats de l’opposition au Bélarus. Une autre manifestation parallèle a eu lieu à Annecy.



Plusieurs bélarusses sont restés pour un autre événement au cours duquel la diaspora russe a protesté contre la détention d'Alexeï Navalny.



Mardi, nous avons manifesté devant l'ambassade ukrainienne, en demandant:

“Pourquoi l'Ukraine achète-t-elle de l'électricité à la centrale nucléaire du Belarus alors que les droits humains y sont violés?”

Nous avons invité par mail Monsieur l'ambassadeur de l'Ukraine à venir nous rencontrer lors de notre rassemblement, mais personne n'est venu nous parler.

Les bonnes affaires du réseau Loukachenko: une enquête de France24 sur les flux financiers qui transitent autour du président bélarusse.

Contre Loukachenko : en exil, les femmes bélarusses se mobilisent. Un nouveau reportage sur ARTE TV

Cette newsletter a été réalisée par Alisa Syrakvash, Lena Zerka et Alexei. Le design graphique est l’œuvre de Fiodar Kuleunich. N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez contribuer ou soutenir notre association !

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