Le Bélarus ferme ses frontières terrestres

Bienvenue dans la vingt-et-unième édition de la newsletter de la communauté “Bélarusses à Paris”.

Dans cette édition:

À compter d'aujourd'hui,

Le Bélarus a fermé les frontières terrestres à ses ressortissants, officiellement en raison de la Covid19. Désormais, les gens ne peuvent plus quitter le pays que par l'aéroport. A l'intérieur du Bélarus, les restrictions de Covid n'ont pas été respectées pendant des mois. Dans les prisons, les gens sont infectés, mais les gardiens n'autorisent pas le port du masque dans les cellules. Les écoles et les cafés restent ouverts.

Cette décision est largement considérée comme un moyen de décourager davantage les protestations en rendant impossible pour les persécutés de chercher refuge à l'étranger. Autre raison probable, c'est que ces derniers mois le Bélarus a connu une forte fuite des cerveaux dans le milieu médical, culturel, scientifique et informatique. La fermeture des frontières peut être liée à la nécessité de retenir les spécialistes dans le pays. En même temps, elle empêchera les bélarusses de faire leurs courses du Nouvel An en Pologne et en Lituanie, comme beaucoup le faisaient à ce moment de l’année.



Hier,

comme chaque dimanche, a été le jour des marches et des actions de résistance contre les élections truquées et la violence du régime Loukashenko. Dès le matin, des canons à eau et des “avtozak” (des voitures de transport des prisonniers) ont été déployés au centre de Minsk, et des fils barbelés ont été mis en place.

Cependant, les gens ont à nouveau démontré leur courage en sortant dans la rue auprès de la multitude de groupes séparés, dans le centre ville tandis que dans les zones résidentielles. Les manifestants d'autres villes du Bélarus (Mazyr, Hrodna, Salihorsk, Homel, Navapolatsk, entre autres) ont aussi été actifs. Selon le Centre des droits de l'homme "Viasna", plus de 150 personnes ont été détenues le 20 décembre.



Dans le même temps :

La première liste de 28 documents du Registre unifié des crimes (UCRB) a également été publiée hier. Grâce à cette plateforme, les victimes de violations de la loi et les témoins des fraudes électorales au Bélarus peuvent transmettre des renseignements sur les crimes commis et leurs auteurs, comme nous l’avons expliqué il y a deux semaines.

Jusqu'à maintenant, 397 de nouveaux cas ont été rapportés dans le registre, dont 9 cas d'homicide et 188 de torture. On s'attend à ce que la juridiction internationale aide à traduire les auteurs de crimes en justice. La première enquête a déjà été ouverte en Lituanie la semaine dernière.



L’exposition Belarus.Protest.Art reste ouverte dans la résidence artistique située au 59 rue de Rivoli à Paris. Les œuvres de 42 artistes bélarusses y sont exposées seulement jusqu'au dimanche 27 décembre.

Au cours de la première semaine, plus de 400 personnes ont visité l'exposition.

Aujourd’hui (lundi) à 18h00 - 19h00 :

nous vous invitons à la conférence avec Olga Shparaga, philosophe bélarusse, membre du Conseil de Coordination, en direct de Vilnius, et Alexandra Goujon, politologue française, spécialiste du Bélarus. Elles essaieront de déterminer si et dans quelle mesure nous pouvons appeler la révolution bélarusse une révolution des femmes.

Hier (dimanche), Sacha Koualeva (SciencesPo), qui étudie les droits humains au Bélarus depuis plusieurs années, a donné une conférence sur ce sujet, parlant de la peine de mort, du travail forcé et de l'utilisation de la torture par le regime Loukashenko.

Suivez-nous sur Instagram et Facebook pour en savoir plus sur les événements programmés durant l’exposition.

Veuillez noter que le port du masque est obligatoire et que le nombre de personnes autorisées dans la galerie est fixé à 30.

Comme chaque dimanche depuis 134 jours, des milliers de personnes sont descendues dans les rues, écrit SudOuest.fr avec AFP

Le Bélarus ferme les frontières terrestres à ses ressortissants, rapporte RFI

Cette année, les bélarusses se sont découverts en tant que nation - dit Kseniya Halubovich dans un nouveau chapitre de sa chronique d'une révolution sur l’ARTE

Cette newsletter a été réalisée par Alisa Syrakvash, Lena Zerka et Nadzeya Svoboda. Le design graphique est l’œuvre de Fiodar Kuleunich. N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez contribuer ou soutenir notre association !

Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir faire découvrir notre site à des personnes de votre entourage susceptibles d’être intéressées par les événements qui ont lieu au Bélarus. Ces personnes peuvent s’abonner à notre newsletter en remplissant le formulaire qui se trouve en bas de la page.

Nous espérons que cette newsletter vous sera utile. Dans le cas contraire, vous pourrez vous en désabonner à tout moment en cliquant sur le lien qui se trouve tout en bas de la page.

#BelarusProtestArt
#BelarusProtestArt
#BelarusProtestArt