L'art contestataire bélarusse arrive à Paris

Bienvenue dans la dix-neuvième édition de la newsletter de la communauté “Bélarusses à Paris”.

Dans cette édition:

Les protestations au Bélarus n’ont pas perdu de leur élan ces quatre derniers mois.

Hier, pour le quatrième dimanche consécutif, les Bélarusses ont manifesté dans leurs quartiers. Plusieurs dizaines de marches locales ont eu lieu à Minsk et dans d'autres villes du Bélarus.

Afin de les réprimer, dès le matin du 13 décembre, des équipements militaires et des canons à eau ont été déployés dans les rues de la capitale. Des policiers avec des chiens d'assistance ont aussi été repérés.

Néanmoins, les gens ont réussi à se réunir, après s'être auto-organisés par le biais des tchats des quartiers sur la plateforme Telegram. D'autres ont peint des drapeaux bélarusses sur des rivières gelées, malgré le danger d'arrestation.



Selon le Centre des droits de l'homme Viasna, 286 personnes ont été mises en garde à vue dimanche. Cependant, pour la première fois depuis les élections, ce dimanche l'Internet a fonctionné sans interruption dans la capitale et les stations de métro sont restées ouvertes pendant les manifestations.

Cette fois-ci, les protestations ont été dédiées à la Miss Bélarus-2008, Olga Khizhinkova,

détenue dans le centre d'isolement des délinquants Okrestina. Elle a été arrêtée pendant les protestations du 8 novembre et le tribunal l'a condamnée à 15 jours d'arrêt. Depuis lors, deux autres procès ont eu lieu, au cours desquels elle a obtenu deux autres peines de 15 jours chacune. Samedi dernier, elle devait être libérée. Des sportifs, plusieurs musiciens et des citoyens bélarusses étaient venus la rencontrer à l'Okrestina.

Néanmoins, Olga n’a pas été libérée et elle reste toujours en détention. La célèbre mannequin est détenue dans des conditions insalubres et dangereuses : dans sa cellule on place des femmes sans domicile fixe, souvent fortement ivres et avec des poux. De plus, Olga ne peut pas prendre une douche, dans sa cellule il n'y a qu'un mince filet d'eau qui sort du robinet, Olga ne peut recevoir aucun colis de son mari (par exemple, qui contiendrait du shampoing ou du savon), et il y fait très froid.

Malgré le confinement, la résidence artistique située au 59 rue de Rivoli à Paris, reste ouverte. Donc,

à partir de mardi vous pourrez y découvrir l'art bélarusse engagé !



Les œuvres de 42 artistes bélarusses y seront exposées pendant deux semaines, jusqu'au 27 décembre.

De plus, plusieurs événements auront lieu au cours de l'exposition.

Pour la première semaine, vous pouvez d'ores et déjà inscrire les événements suivants à votre agenda :

Veuillez noter que le port du masque est obligatoire et qu’une jauge de 30 personnes est fixée à l'intérieur de la galerie à tout moment.

Suivez-nous sur Facebook et Instagram pour en savoir davantage sur les événements programmés au cours de l'exposition.

Voici la liste des artistes :

Svetlana Tikhanovskaïa, défaire le rideau. Le portret dans La Liberation.

“Les Bélarusses ne faiblissent pas face à la violence de la répression menée par le régime d'Alexandre Loukachenko”. Plus de détails dans le nouveau chapitre de la "Chronique d'une révolution" de Kseniya Halubovich sur ARTE TV.

L’Église du Bélarus se mobilise après l’arrestation de deux prêtres mardi 8 décembre pour avoir participé à des manifestations non autorisées, écrit la site religieuse Aleteia.

Le président bélarusse Alexandre Loukachenko conteste sa suspension par le CIO, écrit L’Equipe avec AFP.

Cette newsletter a été réalisée par Alisa Syrakvash, Lena Zerka et Sara Madrigal. Le design graphique a été exécuté par Fiodar Kuleunich. N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez contribuer ou soutenir notre association !

S’il y a dans votre entourage des personnes susceptibles d’être intéressées par ce qui se passe au Bélarus, nous vous saurions gré de leur faire découvrir notre site où elles trouveront, en bas de la page, un formulaire pour s’abonner à cette newsletter.

Nous espérons que cette newsletter vous sera utile. Dans le cas contraire, vous pourrez facilement vous en désabonner à tout moment en suivant le lien tout en bas de la page.

#BelarusProtestArt
#BelarusProtestArt
#BelarusProtestArt