La Croix Rouge discréditée.

Bienvenue dans la trentième édition de la newsletter de la communauté des Bélarusses à Paris.

Dans cette édition:      

#TyrannyPoisonsRedCross

Des controverses subsistent autour du rôle de la Croix-Rouge dans la falsification de l'élection présidentielle au Belarus et de son inaction ultérieure contre la violence d'État.

Par @kastus.suprac

Dans l'édition précédente, nous avions commenté la lettre de l'écrivain bélarusse Sasha Filipenko, qui critiquait la Croix-Rouge pour ne pas avoir empêché la catastrophe humanitaire au Bélarus. En particulier, l'organisation n'a pas réagi à la situation humanitaire désastreuse dans les prisons bélarusses.

Maintenant, c'est au tour de la diaspora bélarusse qui a lancé une campagne #TyrannyPoisonsRedCross (“La tyrannie empoisonne la Croix-Rouge”), attirant l'attention sur le fait que

362 membres de la Croix-Rouge bélarusse ont signé les rapports falsifiés des bureaux de vote en août 2020.

Voici leur liste, ainsi que des liens vers les preuves de falsification dans les bureaux de vote correspondants.

Cela n'est peut-être pas surprenant, étant donné que la Croix-Rouge bélarusse est devenue une fidèle marionnette du régime de Loukachenko. Depuis novembre 2020, la Croix-Rouge bélarusse est présidée par le ministre de la santé du pays, Dmitri Pinevich. Cependant, selon la Convention de Genève, la Croix-Rouge doit être neutre et impartiale, et ne peut pas participer aux élections, encore moins en falsifier les résultats.

La diaspora bélarusse exige une enquête internationale.

Mme Tikhanovskaïa en Europe

Ce sujet devrait également être abordé par Svetlana Tikhanovskaïa (leader du Bélarus libre), qui devrait se rendre en Suisse du 7 au 10 mars. Au cours de cette visite, elle prévoit de rencontrer des représentants de l'Organisation mondiale de la santé et de la Croix-Rouge. Dimanche, elle participera au débat sur le Bélarus lors du Festival du film et le Forum international des droits de l'homme (FIFDH) à Genève.

Actuellement, elle finalise une visite de haut niveau en Finlande (1-4 mars) au cours de laquelle elle a rencontré le président, le premier ministre et le ministre des affaires étrangères du pays. Le gouvernement finlandais a promis de soutenir le quatrième paquet de sanctions de l'UE contre le régime de Loukachenko, et d'aider les journalistes indépendants au Bélarus.

De la Finlande, elle se rendra directement au Portugal (du 4 au 7 mars), où elle rencontrera le Premier ministre, le ministre des affaires étrangères et l'ancien président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Le Portugal préside actuellement le Conseil de l'UE.


Svetlana Tikhanovskaïa et Sanna Marin, première ministre de Finlande

En attendant, au Belarus

Les manifestants au Belarus semblent divisés sur la question de savoir

Les peines de prison sévères infligées aux manifestants, qui sont actuellement annoncées presque quotidiennement, pourraient décourager de nombreuses personnes de participer aux manifestations, si elles estiment qu'elles le feraient en vain.

Cela pourrait à son tour produire une prophétie qui se réaliserait d'elle-même, les manifestations ayant un impact limité si peu de personnes y participent, et ceux qui y participent risquant davantage d'être détenus par la police (et donc de ne pas pouvoir se joindre aux manifestations à un stade ultérieur).


Une protestation à Minsk contre la persécution des journalistes et des médecins

Selon les organisations de défense des droits humains, en février seulement :

Certains considèrent le 25 mars comme la prochaine date possible à laquelle les manifestants pourraient retourner dans la rue.


C'est la journée historique de la Liberté du Bélarus : journée de déclaration de la République populaire du Bélarus en 1918, juste après la chute de l'Empire russe, et qui a duré jusqu'à l'invasion soviétique en 1919. Jamais célébrée par Loukachenko, cette journée est traditionnellement une célébration clé pour l'opposition bélarusse.

Une manifestation le 7 mars

Nous vous invitons à vous joindre à la marche en solidarité avec les femmes du Belarus.

Rendez-vous ce dimanche (7 mars), à 12h00, place Colette: à côté du Palais Royal à Paris.


Un colloque sur le Belarus

Les 11 et 12 mars sera organisé par l'Université de Bordeaux un colloque intitulé "La crise politique en Biélorussie: révolution ou transition?".

Il se tiendra intégralement en ligne compte tenu de la situation sanitaire. Pour vous inscrire, il vous suffit de mentionner votre nom, votre statut / institution et d'envoyer un mail à l'adresse suivante: colloquebielorussie@u-bordeaux.fr

Vous recevrez un lien Zoom la veille du colloque.

Le Monde : La Lituanie refuse la demande d’extradition de l’opposante biélorusse Svetlana Tsikhanovskaïa.

Cette newsletter a été réalisée par Lena Zerka et Alisa Syrakvash. Le design graphique est l’œuvre de Fiodar Kuleunich. N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez contribuer ou soutenir notre association !

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