Cinquième édition de la newsletter de la communauté Bélarusse de Paris

Bienvenue à la cinquième édition de la newsletter de la communauté Bélarusse de Paris.

Ce sont des jours très difficiles pour notre pays, et nous sommes très reconnaissants de tous vos signes de solidarité. Merci !

Hier (25 octobre) :

à Minsk et dans d'autres grandes villes de Biélorussie (y compris Hrodna, Vitebsk, Homel, Pinsk, Vaukavysk, Navapolatsk, Lida et Brest), des manifestations massives ont de nouveau eu lieu contre le président-usurpateur Alexandre Loukachenko. À Minsk, des milliers de personnes sont descendus dans la rue. Leurs trois revendications : faire cesser les violences, libérer les prisonniers politiques (plus qu’une centaine) et démissionner.

C’était le 78e jour (et le 11e week-end consécutif) de manifestations pacifiques qui ont agité le pays après l’élection présidentielle de cette année au cours de laquelle Loukachenko, par fraude électorale, a tenté de prolonger ses 26 ans de pouvoir.

Cette fois, la réaction de la police anti-émeute a été encore plus brutale que ces dernières semaines. Des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes ont été utilisés contre les manifestants. De nombreuses personnes ont été brutalement battues, certaines ayant besoin d'une aide chirurgicale. Plus de 200 personnes ont été arrêtées. La police n’a pas hésité à pénétrer par effraction dans des appartements privés à la recherche de manifestants cachés, terrorisant les habitants.

Aujourd’hui (26 octobre) :

l’expiration de l'ultimatum
que Svetlana Tsikhanovskaïa (la cheffe de l’opposition Bélarusse réfugiée en Lituanie) a donné il y a 2 semaines à Loukachenko pour s’acquitter des revendications des manifestants. Cet ultimatum n'ayant manifestement pas été respecté par Loukachenko, une grève générale a commencé aujourd'hui au Bélarus afin de paralyser l’économie du pays et d’acculer le régime à la négociation.

Hier, il y avait une grande incertitude quant à savoir si l'appel à la grève générale réussira. Mais ce matin, il y a déjà des nombreux rapports de grèves massives dans plusieurs usines (telles que Hrodna Azot, METZ, MEZ, MAZ, Atlant, MTZ, MZKT, Belkard, Belaruskali). La police anti-émeute vient dans certaines de ces usines, battant les travailleurs et les forçant à retourner travailler. Les étudiants ont également rejoint la grève en organisant des sit-in dans les bâtiments universitaires.

Tsikhanovskaïa et son équipe ont investi de nombreux efforts au cours des deux dernières semaines pour rassurer les mineurs, les ouvriers d'usine, les fonctionnaires et les policiers biélorusses qu'ils obtiendraient protection et soutien s'ils décidaient de rejoindre les grèves.

Les amis de la Biélorussie du monde entier contribuent désormais massivement aux fonds de dédommagement (comme BySOL, INeedHelp, Honest People) en utilisant le hashtag #YouStrikeWeWork pour signaler que leur contribution doit soutenir spécifiquement ceux qui participent à la grève générale. Nous vous encourageons vivement à rejoindre cette initiative aussi!

Hier (25 Octobre) : la diaspora bélarusse a organisé des manifestations dans plusieurs villes de France. Plus de 80 personnes se sont réunis à Paris. D’autres événements ont également eu lieu à Nice, Annecy, Lyon, Strasbourg, et Bordeaux.

Save the date ! Il ne reste plus que trois semaines avant l’inauguration de notre exposition d’art engagé bélarusse « Belarus. Protest. Art » qui sera consacrée au rôle des femmes dans le mouvement populaire de contestation que connaît actuellement le Bélarus.

Cette newsletter a été confectionnée par Alice Syrakvash et Lena Zerka. Le design graphique a été exécuté par Fiodar Kuleunich. N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez coopérer ou soutenir notre association !

S’il y a dans votre entourage des personnes susceptibles d’être intéressées par ce qui se passe au Bélarus, nous vous saurions gré de leur faire découvrirnotre site où elles trouveront, en bas de la page, un formulaire pour s’abonner à cette newsletter.

Pourquoi cette newsletter ? Il a été créée dans le but de vous tenir au courant des dernières actualités au sujet du mouvement de protestation et des manifestations au Bélarus, ainsi que des activités de la diaspora bélarusse en France. Par cette initiative, nous souhaitons renforcer les liens entre les amis et sympathisants du Bélarus en France qui, comme nous, condamnent les violences perpétrées par l’État, soutiennent l’appel pour un nouveau scrutin présidentiel, libre et impartial, et qui militent pour la libération de tous les prisonniers politiques.

Nous espérons que cette newsletter vous sera utile. Dans le cas contraire, vous pourrez facilement vous en désabonner à tout moment en suivant le lien tout en bas de la page.

#StandWithBelarus
#FightLikeABelarusianGirl
#FreeBelarus