Bélarus : plus de 50,000 manifestants à Minsk et une semaine décisive

Bienvenue à la troisième édition de la newsletter de la communauté bélarusse de Paris !

Pour les nouveaux lecteurs : cette newsletter a été créée dans le but de vous tenir au courant des dernières actualités au sujet du mouvement de protestation et des manifestations au Bélarus, ainsi que des activités de la diaspora bélarusse en France.

Nous espérons que cette newsletter vous sera utile. Dans le cas contraire, vous pourrez facilement vous en désabonner à tout moment en suivant le lien tout en bas de la page.

Bonne lecture !

Dimanche 18 octobre : De nouveau, des dizaines de milliers de personnes sont sorties manifester au Bélarus (y compris plus de 50,000 à Minsk), en dépit des menaces du ministère de l’intérieur bélarusse de recourir à l’usage des armes à feu et balles réelles contre les manifestants. La connexion à Internet a été coupée, plus de 200 personnes ont été interpellées partout dans le pays. Les agents du maintien de l’ordre ont employé des armes dites « non létales » comme les grenades assourdissantes ou les balles en caoutchouc.

Crédit image : nn.by

Le dimanche du 18 octobre fut la 71e journée et le 10e week-end consecutif de protestations nationales depuis le 9 août 2020, le jour du scrutin truqué par lequel Alexandre Lukachenko s’est autoproclamé président pour un sixième mandat, après 26 ans au pouvoir. Ce dimanche-ci, les manifestants ont marché vers le site industriel situé sur la périphérie de Minsk pour montrer leur solidarité avec la classe ouvrière, un allié de poids dans la lutte contre le régime car capable de faire fléchir ce dernier.

Il reste exactement une semaine avant la date butoir accordée par Svetlana Tsikhanovskaïa (la cheffe de l’opposition bélarusse réfugiée en Lituanie) au président-usurpateur Loukachenko pour s’acquitter des trois revendications des manifestants : faire cesser les violences, libérer les prisonniers politiques (dont il y a presque cent) et démissionner. Si cet « ultimatum populaire » n’est pas honoré par le régime Lukachenko, Tsikhanovskaïa somme les Bélarusses à rappliquer par une grève d’envergure nationale afin de paralyser l’économie du pays et acculer le régime.

Pour en savoir plus à ce sujet, voir l’édition précédente de notre newsletter.

Ce week-end, la diaspora bélarusse de Paris s’est donné rendez-vous devant le Palais de Luxembourg. Nous sommes parti en direction de la place Saint-Michel où nous avons tenu un rassemblement. Nous avons enregistré des messages de soutien et de solidarité avec les ouvrières et ouvriers, étudiantes et étudiants, athlètes, grand-mères et grand-pères bélarusses, toutes les personnes qui, chaque jour, manifestent un courage absolument admirable et une résistance d’acier.

D’autres rassemblements ont également eu lieu à Strasbourg, Bordeaux, et Thorens-Glières.

Il ne reste plus qu’un mois avant l’inauguration de notre exposition d’art engagé bélarusse « Belarus. Protest. Art » qui se tiendra du 17 au 22 novembre au 59 rue Rivoli et sera consacrée au rôle des femmes dans le mouvement populaire de contestation que connaît actuellement le Bélarus. À vos agendas ! Et merci également de faire passer le mot autour de vous. Toutes les infos (ainsi qu’une affiche absolument canon !) sont par ici.

À quoi s'attendre ? Par exemple, aux affiches telles que ce travail fraichement publié par l'illustratrice Olga Balai dont les autres œuvres seront également exposées :

Ce week-end, la diaspora bélarusse de Paris s’est donné rendez-vous devant le Palais de Luxembourg. Nous sommes parti en direction de la place Saint-Michel où nous avons tenu un rassemblement. Nous avons enregistré des messages de soutien et de solidarité avec les ouvrières et ouvriers, étudiantes et étudiants, athlètes, grand-mères et grand-pères bélarusses, toutes les personnes qui, chaque jour, manifestent un courage absolument admirable et une résistance d’acier.

D’autres rassemblements ont également eu lieu à Strasbourg, Bordeaux, et Thorens-Glières.

Il ne reste plus qu’un mois avant l’inauguration de notre exposition d’art engagé bélarusse « Belarus. Protest. Art » qui se tiendra du 17 au 22 novembre au 59 rue Rivoli et sera consacrée au rôle des femmes dans le mouvement populaire de contestation que connaît actuellement le Bélarus. À vos agendas ! Et merci également de faire passer le mot autour de vous. Toutes les infos (ainsi qu’une affiche absolument canon !) sont par ici.

À quoi s'attendre ? Par exemple, aux affiches telles que ce travail fraichement publié par l'illustratrice Olga Balai dont les autres œuvres seront également exposées :

Dans le dernier épisode de Biélorussie : chronique d'une révolution, la correspondante Arte TV Kseniya Halubovich part à la rencontre de manifestants qui protestent contre l’arrestation d’un fleuriste, et d’une ancienne détenue qui a dessiné son quotidien en prison.

Le journaliste Andreï Vaitovich s’exprime au micro de France Culture sur la dureté des répressions du régime Loukachenko contre les manifestants opposés au régime.

Pendant ce temps, Le Monde revient sur comment la « Silicon Valley » biélorusse s’est retournée contre Loukachenko.

Cette newsletter a été confectionnée par Alice Syrakvash, Lena Zerka, et Kiril Isakov. Le design graphique a été exécuté par Fiodar Kuleunich. N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez coopérer ou soutenir notre association !

Pourquoi cette newsletter ? Par cette initiative, nous souhaitons renforcer les liens entre les amis et sympathisants du Bélarus en France qui, comme nous, condamnent les violences perpétrées par l’État, soutiennent l’appel pour un nouveau scrutin présidentiel, libre et impartial, et qui militent pour la libération de tous les prisonniers politiques.

S’il y a dans votre entourage des personnes susceptibles d’être intéressées par ce qui se passe au Bélarus, nous vous saurions gré de leur faire découvrirnotre site où elles trouveront, en bas de la page, un formulaire pour s’abonner à cette newsletter.

#StandWithBelarus
#FightLikeABelarusianGirl
#FreeBelarus